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Scènes africaines

 20,00

Francisco Javier Rodríguez Barranco

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Descripción

Les différents articles qui composent ces Scènes africaines s’enchaînent autour de la programmation des éditions du Festival du cinéma africain de Tarifa-Tanger (FCAT) au cours de la période 2021-2025 et sont organisés comme une sorte de journal de bord des films visionnés lors de ce festival.

Tous les pays africains ne figureront pas dans cet essai, mais un bon nombre quand même y sont présents, à savoir : l’Éthiopie, la République centrafricaine, le Cameroun, la Guinée équatoriale, l’Algérie, le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la République du Congo, la Tunisie, le Mozambique, la Guinée Conakry, le Mali, le Nigeria, la Guinée Bissau, le Maroc, le Cap-Vert, la Namibie, Madagascar, l’Afrique du Sud, le Soudan ou la Somalie. Nous analyserons également des films provenant de pays ayant des racines africaines, tels que Haïti, le Mexique ou les États-Unis, et cette liste ne concerne que les longs métrages (fiction ou documentaires) car si nous y ajoutions les courts métrages, la liste serait bien plus longue. Cependant, ce qui importe vraiment, c’est de comprendre que les films inclus dans Scènes africaines composent le puzzle d’un continent systématiquement exploité et mal décolonisé. La réalité sociale constitue en quelque sorte une seconde peau du cinéma africain puisqu’il s’agit d’un élément dont il est très difficile de s’abstraire. Toutefois, nous verrons également que les cinéastes africains abordent le cinéma d’un point de vue expérimental et créatif, explorant de nouvelles possibilités pour le septième art à travers une série d’options qui seraient valables pour la filmographie de n’importe quel pays du monde.

Un autre point important est que les films analysés dans cet ouvrage ne se limitent pas exclusivement à la période allant de 2021 à 2025 puisqu’on y trouve également certains films mythiques, tels que Visages de femmes (1985) de Désiré Ecaré,  Virgem Margarida (2012) de Licínio Azevedo, Wênd Kûuni (1982) de Gaston Kaboré, Bamako (2006) d’Abderrahmane Sissako, Les silences du palais (1994) de Moufida Tlatli, Udju Azul di Yonta (1992) de Flora Gomes,  Une porte sur le ciel (1989) de Farida Benlyazid, Yeelen (1987) de Souleymane Cissé, ou encore Enbe´e dib edra (2001) d’Ibrahim « Akla » Ali. En effet, tous ces films ont été inclus à titre rétrospectif dans la programmation du festival qui nous occupe pendant les cinq années que nous avons déterminées. Il convient également de rappeler que certains des films analysés dans cet essai ont été tournés en Afrique et y situent leur action, tandis que d’autres s’inscrivent dans la diaspora.

Une mosaïque continentale, tant sur le plan social que culturel, se dessine ainsi à travers les films qui composent Scènes africaines, offrant une vision ouverte et sans préjugés pour comprendre le cinéma qui s’est fait et continue de se faire au-delà du détroit de Gibraltar.

 

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